FINANCE-MONNAIS

garder une monnaie dont ils ne maitrisent pas les mécanismes de gestion Enfin une politique « nationaliste »
entrainant forcément le rejet de l’autre et le repli sur elle-même de la France pourrait rapidement sonner la fin de la coopération monétaire.
Toutes ces hypothèses qui peuvent paraitre très loin, peuvent survenir rapidement. Cela étant accepté, le problème revient, pour nous, à résoudre la question comment vivrons-nous après le Franc CFA : encore une monnaie unique ou chaque pays avec sa monnaie ?
Et qu’est ce que nous faisons, pour cela, en dehors des « coups de gueule » dans nos salons, sur la toile et dans les médias ?
Ce qui est étonnant en Afrique, c’est notre rapport avec le temps, la gestion du temps. On a l’impression qu’on considère que les « choses restent telles qu’elles sont ».
La réflexion stratégique semble absente des débats.
Des structures en « charge de la veille stratégique », au niveau sécuritaire, économique, socioculturel, echnologique,
etc, sont rares dans les systèmes de gestion de nos pays, de sorte, ne voyant jamais venir les changements et
les évolutions, on est toujours surpris par les événements, on ne résiste à aucun choc, à aucune crise, à rien.
Il est fort à craindre que ce ne soit pas le cas de l’après-Franc CFA.
Ce n’est un secret pour personne, tout le monde le sait, le Franc CFA n’est pas éternel. Tôt ou tard, de gré ou de force,
par la volonté des deux parties ou par la volonté de la France seule, cette monnaie prendra fin un jour. Pourquoi par la volonté unilatérale de la
France seule ? Parce que tous ceux qui sont relativement avertis peuvent l’imaginer, à partir du moment, où l’on réfléchit
à comment serait le monde en 2030 ? Quelle serait les formes d’entreprise en 2030 ? Comment se feront les échanges en 2030 ? Avec quelle monnaie
en 2030 ? Il est clair que la France est préparée ou, a déjà réfléchi ou est entrain de réfléchir à un plan de « modification
des mécanismes de gestion » ou de « sortie » carrément du Franc CFA qui lui coûtera le moins cher possible.La probabilité que l’initiative d’un « après-franc CFA » vienne des pays de la zone est possible.
En effet, ils sont de plus en plus des milliers de jeunes de la zone qui vont étudier dans d’autres pays (donc dans
d’autres langues) que la France : USA, Canada, Chine, Inde, pays maghrébins,pays anglophones d’Afrique, etc. Ils n’auront pas de « liens culturels forts » avec la France.
Au pouvoir politique, on voit mal comment ces « nouveaux » dirigeants vont garder une monnaie dont ils ne aitrisent pas les mécanismes de gestion. Enfin une politique « nationaliste »entrainant forcément le rejet de l’autre
et le repli sur elle-même de la France pourrait rapidement sonner la fin de la coopération monétaire.
Toutes ces hypothèses qui peuvent paraitre très loin, peuvent survenir rapidement. Cela étant accepté, le problème revient, pour nous, à résoudre la question comment vivrons-nous après le Franc CFA : encore une monnaie unique ou chaque pays avec sa monnaie ?
Et qu’est ce que nous faisons, pour cela, en dehors des « coups de gueule » dans nos salons, sur la toile et dans les médias ? Une monnaie, c’est essentiellement trois types de gestion
Toute monnaie est gérée par des Autorités Monétaires qui réfléchissent en permanence à son devenir.
Les économistes eux-mêmes nous apprennent qu’une monnaie, c’est essentiellement trois types de gestion.
D’abord la gestion physique, consistant dans l’impression avec des machines et des signes qui doivent permettre de
s’entourer de toutes les garanties pouvant identifier les « fausses monnaies » et de lutter efficacement contre les faussaires, véritables dangers pour l’économie. Ensuite, c’est la création et la circulation de la masse monétaire, au rythme de la production agricole, industrielle, des services, de la croissance d’une économie forte, à travers principalement les crédits et les taux d’intérêts.

Enfin, c’est la gestion des relations avec l’extérieur, à travers le taux de change.



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